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Le régime du Dr Seignalet

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Le régime du Dr Seignalet

Ancien interne des hôpitaux de Montpellier, maître de conférence à la faculté de médecine, praticien hospitalier, pionnier de la transplantation rénale, le Docteur Seignalet était aussi titré et compétent en gastro-entérologie qu’en hématologie.

Grand spécialiste de l’immunologie, il dirigea pendant plus de 30 ans le laboratoire d’histocompatibilité de Montpellier, chargé de la sélection des donneurs et receveurs d’organes et de tissus.

En 1985, ses recherches s’orientent vers la nutrition. Sa conviction de l’extrême importance de la nutrition dans de nombreuses pathologies le conduit à des recherches touchant la plupart des secteurs de la médecine, mais aussi de la biologie : rhumatologie, gastro-entérologie, endocrinologie, neurologie, psychiatrie, dermatologie, ophtalmologie, pneumologie, cancérologie, diététique, et immunologie, génétique, anthropologie, bactériologie, biologie moléculaire, biologie du vieillissement et physiologie.

A la pointe de l’actualité scientifique (Il y consacre toujours 8 heures par semaine), le Dr Jean Seignalet développe ainsi une vision globale de la médecine en s’appuyant sur des bases scientifiques solides. Il propose d’expliquer le mécanisme des maladies qu’il rencontre avec des patients de plus en plus diversifiés. Comment et pourquoi l’alimentation peut être un facteur causal d’une maladie chronique? Sa méthode obtient de très bon résultats: plus de 91 maladies, qui, sur les 115 observées, ont réagi favorablement au régime. Elles se classent en 3 catégories: les maladies auto immunes, et puis les maladies qu’il appelle d’Encrassage et maladies d’Élimination.

Sur les 2500 patients dont il a eu le suivi, 2250 ont été nettement améliorés par la pratique de sa méthode nutritionnelle, ce qui représente un indéniable succès thérapeutique et confirme le bien fondé d’une grande part de son raisonnement scientifique basé sur l’hyper perméabilité de l’intestin.

L’efficacité de son régime alimentaire est le meilleur porte parole de ses théories scientifiques innovantes et révolutionnaires, grâce essentiellement au soutien des patients volontaires, qu’il recevait bénévolement, ainsi que ses lecteurs nombreux à témoigner sur le net.

Selon le Dr Seignalet, et comme le titre de son livre l’indique, l’alimentation constituerait la « troisième médecine », après la médecine classique et les médecines alternatives (homéopathie, acupuncture, etc.). Le Dr Seignalet est décédé en 2003.

Mis au point en 1985, le régime Seignalet est d’abord un régime santé qui vise à soigner.
Il est totalement équilibré et ne comporte aucun danger. Il prône une alimentation diversifiée et la plus proche possible de celle de nos ancêtres cueilleurs-chasseurs. C’est pourquoi on le nomme parfois régime ancestral.

La méthode de Jean Seignalet tient aussi  compte de la forme moléculaire des aliments, de leur qualité, et pas seulement de leur quantité comme dans la diététique classique.

Les aliments que nous consommons ont subi de nombreuses transformations moléculaires. Certains de ces aliments, classiquement considérés comme “sains”, sont devenus totalement indigestes pour certains d’entre nous, en particulier de nombreuses céréales (dont le blé et le maïs), les laitages animaux (sous toutes leurs formes) et les cuissons excessives (en particulier des graisses et des protéines animales).

La méthode est donc “sans gluten et sans caséine” et préconise du frais, du cru, et  des cuissons douces. Elle est totalement diversifiée et équilibrée. On la qualifie aussi de ” hypotoxique”,  car elle exclut des aliments “toxiques” à long terme pour certains.

Ce qui fait le succès de cette méthode, c’est son efficacité. Les résultats de la méthode se font sentir sur les  petits maux mais aussi sur de nombreuses maladies chroniques. Le délai d’action varie de 1 mois à 1 an, mais la plupart des gens ressentent des effets rapidement. Par exemple,  ils digèrent mieux, se réveillent reposés, et  ont un meilleur moral. Pour ceux qui ont beaucoup de toxines accumulées, une période temporaire d’aggravation des symptômes correspond à une phase d’élimination des toxines. Quand cette élimination est terminée, les bénéfices de la méthode sont ressentis.

Le principe :

Régime hypotoxique, détox, ancestral, originel et même paléo sont les termes utilisés indistinctement  pour qualifier ce mode alimentaire.  Fondé sur un raisonnement scientifique mais aussi sur une étude clinique auprès de 2500 personnes, le choix des aliments du régime Seignalet s’appuie à la fois sur la recherche fondamentale et sur la recherche clinique. L’objectif est de limiter la porosité de l’intestin grêle (hyper perméabilité)

1. Le régime quotidien exclut totalement :

  • Tous les laits animaux (vache, chèvre, brebis) et de leurs dérivés : beurre, fromage, crème, yaourt, glace
    Aucun animal à l’état sauvage ne consomme naturellement le lait d’une autre espèce.  Les laits animaux sont très différents du lait maternel humain, leur structure moléculaire est, d’après Jean Seignalet, inadaptée aux enzymes digestives de nombreuses personnes…
  • Les céréales mutées ou indigestes (blé, maïs, seigle, orge, avoine, kamut, épeautre, petit épeautre, millet…).
    Par contre, la consommation des céréales non mutées (riz, sarrasin, sésame) est autorisée.
    Ces céréales ont subies de nombreuses mutations génétiques en 5000 ans et la structure moléculaire  est  très différente de la celle de la céréale initiale. Le blé par exemple est passé de 7 à 21 paires de chromosomes; le maïs initial mesure 7 cm, aujourd’hui les plants peuvent atteindre 6 mètres. Certaines céréales, comme le petit épeautre et le millet, se sont elles avérées nocives à de nombreux patients.
    Ce premier principe d’exclusion est essentiel et il peut même suffire dans certains cas. Il doit être cependant respecté scrupuleusement. La réintroduction de ces aliments est envisageable quand l’amélioration de la santé est obtenue. Il devient alors facile de juger sa propre sensibilité à ces aliments : si les symptômes indésirables reviennent, c’est que l’aliment n’est pas adapté au terrain génétique de la personne.

2. Consommez des produits soit crus, soit cuits à une température inférieure à 110°C.

Ce deuxième principe est suivi de manière variable d’un individu à l’autre. Certains livres ou certains blogs “Seignalet” préconisent  des recettes avec des cuissons longues, vives, et même parfois des fritures. Leurs auteurs communiquent leur propre expérience du régime. Ils tolèrent bien ces cuissons, ce qui n’est pas le cas de tous.

Le répertoire enzymatique étant variable d’un individu à l’autre, certaines personnes sont très sensibles à la cuisson  en raison des modifications moléculaires engendrées par la chaleur qui rend indigestes, en particulier, les lipides, et les protéines animales. La cuisson excessive des huiles, des viandes, du jaune d’œuf et des oléagineux peut être une entrave à l’efficacité du régime. Il convient donc de limiter la cuisson ou de les consommer crus jusqu’à l’obtention d’une amélioration. Une réintroduction est alors envisageable  pour juger de leur impact sur sa propre santé.

3. Limitez les cuissons

Enfin, une part quotidienne d’aliments doit être consommée crue pour conserver la quantité de vitamines et de minéraux (notamment le calcium) qu’ils contiennent et optimiser l’apport nutritionnel (fruits et crudités).
Consommez  quotidiennement des huiles vierges crues, extraites à froid.
Pour répondre aux différentes besoin de l’organisme, diversifier la consommation des huiles est important: l’huile d’olive, d’onagre (ou bourrache) et de noix crues (soja ou colza) apportent l’ensemble des acides gras nécessaires. Pour la cuisson des huiles quand elle est nécessaire, optez pour l’huile d’olive et l’huile d’arachide qui résistent mieux à la chaleur.

4. Autres conseils :

  • Consommez de préférence du sel et des sucres complets, même si la consommation de sucre raffiné n’est pas un obstacle à l’efficacité du régime.
  • Ayez une préférence pour les aliments biologiques qui contiennent moins de produits toxiques de type pesticides.
  • Enfin une supplémentation en vitamines et en minéraux à doses physiologiques en proportions harmonieuses, est recommandée. C’est un utile adjuvant car les modes de production actuels fournissent souvent des aliments poussés trop vite, moins riches en nutri aliments.

De nombreuses autres recommandations diététiques existent, certainement justifiées, comme consommer les fruits en dehors des repas par exemple, ou l’exclusion totale des sucres blancs. Vous pouvez intégrer ces notions à votre pratique mais le régime Seignalet reste efficace tel qu’il est.

Pour qu’il soit efficace, ces autres recommandations ne sont pas nécessaires même si elles peuvent constituer un “plus ” dans le régime quotidien.

Pour évaluer le régime du Dr Seignalet, il faut tenir compte de l’aspect humain : la plupart des gens qui le suivent souffrent de troubles de santé souvent majeurs et invalidants. Très motivés à améliorer leur état, ils sont prêts à s’astreindre d’importants changements alimentaires.

Comme on s’en doute, ce régime est très difficile à suivre en raison du grand nombre d’aliments interdits. Dans son livre, le Dr Seignalet mentionne d’ailleurs que la moitié des personnes l’abandonne au bout de quelques jours ou de quelques semaines. Pour augmenter ses chances de réussite, on doit, selon lui, fournir un « effort intellectuel ».

Les personnes qui désirent adhérer à ce programme alimentaire ont en général besoin de suivre des cours sur le crudivorisme, de se procurer de nouveaux livres de recettes et de cuisiner maison. Pour les sorties au restaurant, il faut se limiter aux établissements qui offrent des tartares, des sushis, des salades et des fruits.

Les bienfaits du régime du Dr Seignalet

Le taux moyen de réussite du régime Seignalet se situe entre 80 et 95% pouvant atteindre un chiffre proche de 100% pour 10 affections (sclérodermie, angor, dépression endogène, diabète de type 2, dyspepsie, acné, aphtose, bronchite chronique, gastrite, urticaire).

L’impatience des personnes est un handicap pour elles-mêmes. Par manque de patience, les personnes finissent par douter, puis croire que la réussite n’est pas pour elles. Cette attitude les conduit à l’abandon du régime Seignalet. Or le point le plus important de ce régime est de « croire que c’est possible » car cette notion encourage la personne à être déterminée.

Les améliorations se font sentir en général entre 3 et 8 mois après le début de l’adoption du régime sans gluten et sans lait. Dans la pratique, la période la plus longue constatée pour arriver au silence total des symptômes (d’une polyarthrite rhumatoïde) a été de 15 mois (18 mois dans la pratique du Dr Seignalet). Il faut donc encourager les âmes fortes à aller tutoyer la frontière des 18 mois.

Le Dr Seignalet a suivi gracieusement pendant presque 20 ans, plus de 2500 patients atteints de maladies parfois dites incurables. Parmi eux, 2250 se sont trouvés améliorés par sa méthode nutritionnelle.

« Pour les maladies où j’ai pu rassembler plus de 15 sujets, la fréquence des succès thérapeutiques paraît indubitable. C’est le cas pour la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Gougerot-Sjogren, l’hypercholestérolémie, la colopathie fonctionnelle, les infections ORL à répétition chez l’enfant et l’acné. Pour les autres maladies ou peu de personnes ont été testées, il semble a priori raisonnable d’être plus réservé et d’attendre de disposer d’un nombre plus grand de patients et d’un recul important avant de prendre une position définitive. »

Les succès thérapeutiques, lorsqu’ils sont obtenus, sont francs. Il faut parler de rémissions et non de guérisons car l’abandon de la diététique est, en règle générale, suivie d’une rechute après quelques semaines ou quelques mois.

Quand le régime est efficace, une période d’élimination pouvant durer de quelques semaines à quelques mois, se manifeste par différents désagréments qui correspondent à la sortie des molécules nocives de l’organisme: maux de tête, aphtes, diarrhée, amaigrissement… Cette période désagréable est passagère et aussi encourageante puisqu’elle correspond à la première phase de la thérapie: se débarrasser des molécules qui encombrent l’organisme. Il faut cependant être vigilant, pour les personnes fragiles et affaiblies, à ne pas maigrir trop rapidement. Il convient alors d’arrêter un temps la diététique et de la reprendre progressivement.

Le succès thérapeutique de la diététique permet souvent d’éliminer une grande part des médicaments. Cependant ceux -ci n’empêchent pas l’efficacité de la méthode, et ils seront éliminés progressivement, avec l’accord du médecin traitant, en cas d’amélioration de l’état de santé.

Ces patients ainsi que de nombreuses personnes qui ont pu constater par elles-mêmes ou sur leurs patients, les effets positifs de cette diététique, sont aujourd’hui, les meilleurs communicants de la nutrition Seignalet.

La classification des maladies

La classification du Dr Seignalet différencie 3 mécanismes physiopathologiques, certaines maladies complexes pouvant cumuler plusieurs de ces processus.

La méthode hypotoxique découle de ce raisonnement scientifique. Il  explique, étapes après étapes, pourquoi, au niveau  microscopique, une alimentation mal choisie peut nuire à un certain nombre de personnes (prédisposition génétique), en particulier ceux qui subissent une maladie chronique.

Le premier de ces mécanismes, celui sur les maladies auto immunes,  prend en compte le fonctionnement des molécules HLA dont Jean Seignalet était un des grands spécialistes mondiaux. Ces molécules contribuent à la défense de l’organisme. Pour lui, les prendre en compte permet d’expliquer le dérèglement immunitaire de nombreux cas de maladies auto immunes.

La théorie de l’encrassage et la théorie de l’élimination découlent de cette première hypothèse tout en s’en différenciant : la méthode alimentaire connait aussi un grand succès dans ces pathologies,  le régime alimentaire est le même pour les 3 types de maladies, et la cause est une hyperperméabilité de l’intestin grêle. Mais les acteurs de ces mécanismes diffèrent et l’enchainement des évènements conduit à des pathologies dont l’expression est de 2 types :
– les molécules nocives qui “divaguent”, encombrent les cellules, gênent leur communication et peuvent même “pénétrer” dans les cellules. C’est ce qu’on appelle les maladies d’encrassage.
– L’organisme tente d’éliminer les déchets qui ont pénétré dans l’organisme, en les “expulsant” par un des émonctoires (filtres) de l’organisme. Ce sont les maladies d’élimination.

  • Les maladies auto immunes
    “Je considère que les maladies auto-immunes vraies, comme on les définit classiquement, sont rares et ne forment qu’une petite minorité. Je place dans ce groupe le PTI et peut-être la myasthénie. Le régime alimentaire originel est ici impuissant et le seul recours reste les médicaments.
    L’immense majorité de ces maladies sont en fait xénoimmunes. Elles correspondent à une réponse immunitaire normale, suivie d’une réponse inflammatoire normale, contre des tissus certes initialement sains, mais qui hébergent un hôte indésirable constitué par un peptide antigénique venu de l’environnement.”
  • Les maladies d’encrassage
    ” En 1991, une réflexion sur les déchets d’origine intestinale que j’incrimine dans le développement de nombreuses affections, m’a conduit à distinguer les peptides et les protéines pouvant générer un désordre auto immun, et les autres substances incapables de provoquer une réponse immunitaire et pourtant nocives quand elles se déposent dans les tissus. L’encombrement progressif du milieu extra cellulaire, des membranes plasmatiques et du milieu intra cellulaire finit par perturber le fonctionnement de certaines cellules.”
  • Les maladies d’élimination
    « Les globules blancs, qui ont pour fonction classique de lutter contre les agresseurs du corps humain, en particulier les bactéries et les virus, ont probablement une autre mission en plus de la lutte contre les germes. Ils ont aussi vraisemblablement une fonction “d’éboueur”, chargés d’épurer l’organisme des déchets indésirables »

Conseils de lecture :

  • L’alimentation ou la troisième médecine du Dr Jean Seignalet.
  • Comprendre et pratiquer le régime Seignalet du Dr Dominique Seignalet
  • Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet de Jean-Marie Magnien
  • Le régime Seignalet en 50 recettes de Valérie Cupillard

Liens

  • http://www.seignalet.fr/
  • http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=seignalet_regime
  • http://www.thierrysouccar.com/sante/info/pourquoi-il-arrive-que-le-regime-seignalet-echoue-1033
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Emmanuelle MENDIL
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