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Phytothérapie : les plantes du sommeil

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Phytothérapie : les plantes du sommeil

1. Qu’est que la phytothérapie ?

La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Ce mot vient du grec “φυτο” qui signifie plante et “θεραπεία” qui signifie soigner.

On peut la distinguer en trois types de pratiques :

  • une pratique traditionnelle à visée explicitement thérapeutique, parfois très ancienne fondée sur l’utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement. Selon l’OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de développement. C’est le plus souvent une médecine non conventionnelle du fait de l’absence d’études cliniques systématiques ;
  • une pratique qui repose sur la recherche scientifique sur les extraits actifs de plantes. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique débouche suivant les cas sur la fabrication de médicaments pharmaceutiques ou de phytomédicaments. Selon la réglementation en vigueur dans le pays, leur circulation est soumise à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les produits finis, et à la réglementation sur les matières premières à usage pharmaceutique (MPUP) pour les préparations magistrales de plantes médicinales, celles-ci étant délivrées exclusivement en officine. On parle alors de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique. La recherche sur ces produits se fonde en partie sur les pratiques traditionnelles décrites précédemment, et pose de graves problèmes éthiques et politiques dès lors qu’elle conduit à la brevetabilité du vivant ;
  • une pratique de prophylaxie sans but actuellement perçu comme thérapeutique, existant déjà dans l’Antiquité. C’est le cas d’associations traditionnelles en cuisine, de techniques de conservation, ou de consommation de produits tels que les thés ou infusions. Même si les interactions entre produits usuellement combinés font l’objet de recherches, seuls le cas des produits consommés de manière séparée sont actuellement rattachés à la phytothérapie.

Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d’argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C.; ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.

Le Papyrus Ebers, du XVIe siècle av. J.-C. est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux de l’Égypte ancienne avec « 110 pages », il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d’un mode d’utilisation1.

Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l’œuvre de Dioscoride (médecin grec du Ier siècle) (cf. illustration), ou dans Histoire naturelle, ouvrage en 37 volumes de Pline l’Ancien qui dès l’Antiquité et jusqu’à la fin du Moyen Âge, a été copié de nombreuses fois2.

En Europe, les plantes représentent l’essentiel de la pharmacopée jusqu’à la fin du XIXe siècle et l’avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d’emploi. Toutefois, les laboratoires pharmaceutiques étudient depuis quelques années les « remèdes de bonne fâme », et la pharmacopée ancienne, afin de développer de nouveaux médicaments. Par exemple, une étude de 2008 s’est attachée à étudier les résultats thérapeutiques de 63 plantes mentionnées comme ayant un pouvoir anti-rhumatismal dans des « herbiers » parus en Europe entre le XVIe siècle et XVIIe siècle. En résultat, l’étude a fait apparaître l’efficacité in vivo ou in vitro de plus de la moitié d’entre eux, et a conclu à la nécessité d’exploiter de façon systématique les données contenues dans ces parutions. De la même façon, les connaissances ancestrales des chamans et autres guérisseurs d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie sont répertoriées en vue d’identifier les principes actifs des plantes médicinales. Ces recherches s’appuient sur des compétences développées par ces peuples, et, via le recours à des brevets, s’oppose à ce qu’ils en fassent un usage plus large, sans qu’ils en retirent une rémunération autre que symbolique. Ces pratiques sont dénoncées comme un pillage du capital génétique de ces pays ou populations, et donnent quelquefois lieu à des prises de conscience ou à des réactions comme dans le cas de la Bolivie5.

En France, le diplôme d’herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu’en Allemagne ou en Italie, on compte plusieurs milliers d’herboristes.

2. Les plantes du sommeil

Bien dormir est une notion qui varie selon les individus. En effet, nous ne sommes pas égaux devant le nombre d’heures de sommeil dont notre organisme a besoin pour récupérer, ni devant la qualité de nos nuits. Mais avoir le sentiment de bien dormir est essentiel pour une bonne qualité de vie.

Combien de temps doit-on dormir ?

La durée de sommeil nécessaire pour récupérer varie d’une personne à l’autre : elle est déterminée par les gènes, au même titre que la couleur des yeux ou des cheveux.

Un adulte dort en moyenne sept à dix heures par nuit. Chacun peut évaluer le nombre d’heures de sommeil dont il a besoin pour être en forme. Pour certains, cinq heures suffisent, alors que d’autres se sentent fatigués s’ils n’ont pas dormi dix heures. Plus que la quantité, c’est la qualité du sommeil qui importe. Il existe des petits dormeurs satisfaits et des gros dormeurs insatisfaits.

La qualité du sommeil ainsi que les horaires d’endormissement et de réveil évoluent aussi avec le temps : une personne âgée a tendance à s’endormir et à se réveiller plus tôt, avec des réveils plus fréquents au cours de la nuit.

Est-il normal de mal dormir de temps en temps ?

Nous sommes tous sujets à des insomnies passagères, qui peuvent durer quelques jours. Un bon sommeil est souvent lié au respect d’un rituel. Si un événement inhabituel tel qu’un changement de lieu, un bruit ambiant différent, un voyage avec décalage horaire intervient, notre sommeil est modifié. Des préoccupations transitoires comme un passage d’examen, un rendez-vous professionnel important, un stress ou une joie intense nous empêchent aussi de nous endormir tranquillement, ou provoquent des réveils en pleine nuit. En général, après plusieurs mauvaises nuits, le besoin de dormir reprend le dessus et le rythme normal de sommeil se rétablit pour permettre à l’organisme de récupérer.

Parmi les troubles du sommeil, l’insomnie est le trouble le plus fréquemment rencontré. Si la majorité des insomnies est liée à des problèmes relativement bénins, les troubles du sommeil peuvent, parfois, être le signe d’une maladie. Quand les troubles du sommeil se prolongent, ils ont des répercussions négatives sur la santé physique et psychique. Il ne faut pas hésiter alors à consulter un médecin.

Un Français sur trois déclare souffrir d’insomnie. Mais seuls ceux qui ressentent les conséquences du manque de sommeil telles que fatigue, difficultés de concentration, irritabilité ou troubles de la mémoire en souffrent réellement. Celui qui est en pleine forme au lendemain de courtes nuits est probablement un petit dormeur qui s’ignore.

L’insomnie chronique touche près de 20 % de la population française. Elle est sévère dans 6 à 9 % des cas.

Il convient de différencier plusieurs types d’insomnie :

  • L’insomnie d’endormissement : c’est la plus fréquente. La personne se couche à une heure habituelle, et une ou deux heures plus tard, elle n’a toujours pas trouvé le sommeil.
  • L’insomnie de milieu de nuit : la personne se réveille dans la nuit, une ou plusieurs fois, et a des difficultés pour se rendormir.
  • L’insomnie du petit matin : la personne s’endort sans problème, mais se réveille vers quatre ou cinq heures du matin, et il lui est impossible de retrouver le sommeil.
  • L’insomnie totale : ce type d’insomnie est beaucoup plus rare. La personne reste éveillée toute la nuit.

On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.

Quelles sont les causes de l’insomnie ?

L’anxiété et le stress sont les premières causes d’un mauvais sommeil, ainsi que les facteurs liés à l’environnement (bruit, déménagement, etc.). Parfois, d’autres problèmes peuvent provoquer des troubles du sommeil, tels que les ronflements, les douleurs, une mauvaise literie, des excès de caféine ou d’alcool.

Si la grande majorité des insomnies sont liées à des perturbations psychologiques relativement bénignes, les troubles du sommeil peuvent être le signal d’une maladie physique. Ils peuvent alerter sur le diabète, par exemple, l’hyperthyroïdie, une maladie infectieuse, des problèmes cardiovasculaires, des troubles neurologiques ou de l’arthrose. Il est donc nécessaire de rechercher ces maladies lorsque le sommeil est perturbé.

Certains médicaments, tels que les corticoïdes ou certains décongestionnants, de même que la nicotine, peuvent être responsables d’insomnie. N’oubliez pas de signaler vos traitements en cours. Enfin, l’insomnie peut se révéler comme l’un des symptômes d’une autre maladie psychique. L’insomnie de milieu et de fin de nuit sont ainsi caractéristiques des dépressions.

Enfin, des troubles du rythme veille-sommeil peuvent apparaître chez des personnes soumises au décalage horaire, ou qui travaillent de nuit (travail par équipes, personnel soignant).

Quels sont les signes qui doivent amener à consulter ?

Le sommeil est fondamental pour notre équilibre, et le manque de sommeil peut avoir des répercussions très négatives sur la qualité de vie ainsi que sur la santé physique et psychique. Il ne faut donc pas hésiter à consulter si l’insomnie se produit régulièrement (plus de trois fois par semaine et depuis plus de trois semaines), lorsque l’on se réveille fatigué tous les matins ou lorsque l’on est somnolent dans la journée. De même, si l’on constate un changement durable dans le rythme ou les habitudes de sommeil, il est souhaitable d’en parler à son médecin.

Les plantes

  • L’aubépine est la plante qui aurait servi à confectionner la couronne du Christ. Selon la croyance populaire, ni la foudre ni le diable ne peuvent atteindre ce petit arbuste car ses fleurs ont touché le Christ. Plus prosaïquement, elle contient des flavonoides proche de ceux  du raisin dont les vertus antioxydantes permettent d’abaisser le taux de cholestérol. Antispasmodique, calmante, l’aubépine améliore les troubles du rythme cardiaque. Elle est particulièrement recommandée en cas de stress, d’angoisses pour son action sédative, propice au sommeil.
    Comment l’utiliser : les fleurs d’aubépines se laissent infuser pendant 10 minutes environ. Compter à peu près une cuillère à café par tasse.
  • Le tilleul : Cet arbre, si commun qu’il en deviendrait presque banal, recèle des trésors de bienfaits. Sa fleur détend, calme et favorise l’arrivée du sommeil. Elle est également utilisée pour modérer courbatures et douleurs qui surviennent lors d’un refroidissement. Attention à ne pas confondre la fleur et l’écorce de tilleul. Ce dernier, plus connu sous le nom d’aubier de tilleul, est réputé pour son action drainante.
    Comment l’utiliser : les fleurs de tilleul se laissent infuser 5 minutes, il suffit de 3 à 5 feuilles par tasse.
  • La passiflore ou fleur de la passion : Elle doit son nom à un moine du XVIIe siècle qui la baptisa fleur de la passion : ses étamines, ses pétales et ses feuilles évoquaient selon lui la crucifixion. Au Pérou elle est encore appelée la fleur des cinq blessures. Traditionnellement utilisée contre la dépression et l’insomnie, cette plante est d’ailleurs en Allemagne un sédatif agréé et recommandé pour les cas d’anxiété et d’insomnie légère. Elle procure un sommeil réparateur et facilite l’endormissement.
    Comment l’utiliser : elle se prépare en décoction pendant 2 minutes, avec une cuillère à soupe de plantes par tasse.
  • La valériane : Malgré sa mauvaise odeur de racine, la valériane est utilisée depuis la nuit des temps. Selon le folklore allemand, le joueur de flûte attira les rats grâce à la valériane cachée dans ses poches. Au Moyen-âge, ses indications thérapeutiques étaient si nombreuses que la valériane était surnommée “guérit-tout”. Aujourd’hui elle reste essentiellement utilisée pour lutter contre la nervosité, le stress, détendre l’organisme et améliorer le sommeil. En Allemagne l’extrait de valériane constitue le principe actif d’une centaine de tranquillisants et de somnifères.
    Comment l’utiliser : Une décoction pendant 3 à 4 minutes, à raison d’une cuillère à café par tasse.
  • Le lotier corniculé : Cette plante qui pousse dans les prairies est particulièrement efficace pour calmer les excitations nerveuses, lors des périodes d’examens ou de stress professionnels. Très douce, elle apaise l’anxiété lutte contre les angoisses et les insomnies.
    Comment l’utiliser : Elle se prépare en décoction pendant 2 minutes, comptez une cuillère à soupe de plantes par tasse.
  • La Griffonia : fait partie des plantes merveilleuses que Dame Nature met à notre disposition, c’est une très puissante aide comme régulateur de l’humeur, des états anxieux et du sommeil. Elle est particulièrement utile aux personnes traversant des périodes de découragement, de fatigue physique et psychologique et de déprime, elle favorise la régulation des troubles en liaison avec l’anxiété et le stress et de certains maux de tête, elle améliore les personnes sensibles et qui sont sujettes à l’agressivité et aux variations des humeurs, elle aide au bon rétablissement d’un sommeil sain et réparateur…
    Elle participe également à la bonne régulation des troubles de l’appétit et aide à freiner les envies irrésistibles de manger (par inhibition des fameuses fringales et grignotages qui empêchent le bon fonctionnement des régimes alimentaires), elle est donc très appréciable pour les personnes désirant perdre un peu de poids en facilitant la poursuite d’un régime amaigrissant…
    Le L-5-HTP est un acide aminé très important que notre organisme produit à partir du tryptophane (un autre acide aminé présent dans les aliments protéinés (viande, volaille, poisson, produits laitiers, légumineuses, noix…). Une fois absorbé, le L-5-HTP franchit la barrière hémato-encéphalique et se transforme dans le cerveau en sérotonine, un neurotransmetteur (c’est-à-dire une substance permettant de transmettre l’influx nerveux d’un neurone à un autre) qui remplit un rôle essentiel dans la régulation de l’humeur, de l’anxiété, de l’appétit et du sommeil.
    La Griffonia permet donc de favoriser l’augmentation de la production de sérotonine en améliorant sa transformation dans notre cerveau…

 

  • Escholtzia : appréciée pour favoriser le calme et la détente, L’Escholtzia ou “Pavot de Californie” est la grande amie du sommeil, elle procure un excellent endormissement de par sa propriété hypnotique.
    Elle est également très favorable comme anti-stress, elle apporte un grand soutien aux personnes anxieuses ou angoissées, elle s’oppose aux états de déprime lorsque nous manquons du goût à avancer et à l’agitation nerveuse en général…
    De plus elle permet une bien meilleure adaptation pour les personnes sensibles aux changements d’heures ou de saisons…

 

  • La Marjolaine ou Grand Origan : présente un très grand intérêt pour nous aider à vaincre certains maux de tous les jours. Les feuilles renferment une essence aromatique, des flavonoïdes, de l’acide caféïque et de l’acide rosmarinique.
    La Marjolaine nous aide à calmer nos nerfs, le stress et les troubles liés au nervosisme en général (voir les tics de la face), elle est sédative (sommeil, anxiété…) et rassure le cœur.

 

  • Le Mélilot : puissant antispasmodique (coumarine) et anticoagulant, il calme le nervosisme et l’excitation nerveuse, c’est un somnifère naturel, relaxant, il favorise le sommeil des plus jeunes comme des plus âgés.
    Diurétique, il agit sur toute la sphère urinaire et bien sûr ses principales qualités sont de favoriser le retour veineux, l’irrigation cérébrale, la circulation lymphatique et veineuse, il diminue également la perméabilité de la paroi des vaisseaux. Le Mélilot est donc recommandé dans les stases, les jambes lourdes et bien plus…

3. Leur utilisation

  • Tisane
    En phytothérapie traditionnelle, les plantes peuvent être utilisées fraîches ou, beaucoup plus fréquemment, sèches. C’est en général une partie bien précise de la plante qui est employée, en conformité avec les préconisations des Pharmacopées (racine, feuille, fleurs, etc.), la composition chimique d’une plante étant rarement uniforme (voir : plantes médicinales). Ces parties de plantes, entières ou finement broyées dans un sachet-dose (alias infusette), sont utilisées pour l’obtention d’une tisane que l’on peut préparer par infusion (on verse de l’eau chaude sur la plante), par macération (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l’eau froide), ou par décoction (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l’eau portée à ébullition).

    • Tisane composée à faire soi même
      Pour s’endormir =>

      Pour 1 tasse de tisane pour le sommeil (env. 200 ml) :
      – 2 cuillers à café (2 gr environ) des feuilles séchées de mélisse
      – 1 cuiller à café (3 gr environ) des racines de valériane
      – Environ 200 ml d’eau
      – Mélangez ces deux plantes selon les quantités ci-dessus
      – Chauffez l’eau à ébullition puis ajoutez cette eau bouillante à ce mélange
      – Laissez infuser une dizaine de minutes (afin d’obtenir une dose efficace en substances actives)
      – Filtrez éventuellement
      A boire le soir avant de s’endormir.
      Nuit sereine =>
      Mélangez à part égale aubépine, fleur d’oranger et camomille avant de verser une cuillère à dessert du mélange dans 25cl d’eau bouillante. Laissez infuser 10 minutes puis filtrez.
      Variante : Plongez dans la tasse ¼ de cuillère à café de miel et une goutte d’huile essentielle de mandarine et de petit grain bigaradier.
    • Tisane “dodo” de l’Herboristerie moderne : Aspérule odorante (feuilles) – Oranger (fleurs) – Coquelicot (pétales)
    • Tisane “bonne nuit” des laboratoires herbolistique : Aspérule – Mélisse – Marjolaine – Citronnelle – Lavande – Origan – Oranger – Tilleul
  • Poudres et gélules
    Des procédés plus récents permettent de fabriquer des formes plus « modernes », en particulier des poudres, qu’elles soient obtenues par un broyage classique ou par cryobroyage. Ces poudres totales, qui peuvent ensuite être conditionnées sous la forme de gélule, ou autre forme, sont présentées par leurs adeptes comme représentant « l’intégralité » — le « totum » — du végétal. Cela n’est pas faux, mais cela doit être pris en compte en termes de sécurité : leur composition diffère de celle des tisanes traditionnelles (qui ne comportent en principe que les substances hydrosolubles de la plante), et l’on s’écarte donc de «l’usage traditionnel bien établi». On ne peut donc pas exclure qu’elles conduisent à l’absorption de substances toxiques (ou à des concentrations trop élevées en actifs). C’est, entre autres, pour cette raison que la réglementation en vigueur en France demande, dans le cas des médicaments à base de plante (alias phytomédicaments, ou médicaments de phytothérapie) enregistrés auprès de l’Afssaps, que soit réalisée une expertise toxicologique minimale.

    • Exemple de CA en gélules : CA « Sérénité et sommeil»  ou « Sommeil réparateur » des laboratoires herbolistique  : aspérule et mélisse, coquelicot, escholtzia et valériane
  • Extraits hydroalcooliques de plantes fraiches ou alcoolatures
    Un autre procédé, l’extraction, permet l’obtention d’une forme pulvérulente (extrait sec, atomisât), pâteuse (extrait mou) ou liquide (extrait fluide, teinture, teinture-mère) concentrée en principes actifs. Après le broyage de la plante, la poudre obtenue est traitée par un solvant, par simple contact ou par lixiviation. On utilise généralement de l’eau ou un alcool, ou un mélange hydro-alcoolique de titre variable, le plus souvent à chaud. Le solvant est choisi en fonction de la solubilité des principes actifs recherchés. Cette extraction permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur éventuelle synergie d’action. Le liquide (soluté) ainsi obtenu est ensuite filtré afin d’éliminer le résidu insoluble (marc). Puis une phase d’évaporation — généralement sous vide pour éviter une élévation trop forte de la température – élimine tout ou partie du solvant. La forme ainsi obtenue :

    • est une forme concentrée en principes actifs
    • peut être ajustée à une teneur fixe en principe actif (pour assurer une reproductibilité de l’action)
    • peut être incorporée dans une forme galénique permettant un usage aisé, y compris en ambulatoire (gélules, comprimés, solutions, etc.). buvables)Bien entendu, les plantes utilisées pour ces préparations doivent être de bonne qualité (en général conforme aux standards de la Pharmacopée). L’extraction peut en effet, selon la nature du solvant utilisé, éliminer une partie des contaminants (ex. : pesticide) ou au contraire les concentrer …
    • Exemple d’extrait liquide sans alcool : Complexe « Sommeil » de Vogel : Valériane – Houblon
  • Autres
    On dénombre encore les teintures mères homéopathiques, les macérât glycérinés de bourgeons, les ampoules buvables, les huiles essentielles qui constituent une discipline distincte, l’aromathérapie et les hydrolats (ou eaux florales quand il s’agit de fleurs), obtenus, comme pour la plupart des huiles essentielles, par distillation à la vapeur d’eau.

    • Exemple de gemmothérapie : Noctigem d’herbalgem : Bourgeons de tilleul et de figuier

En plus : Comment se crée une insomnie psychophysiologique ?

La répétition d’une situation éveillante :
Imaginez que toutes les nuits, et plusieurs fois par nuit, quelqu’un (ou quelque chose) vous empêche de dormir ou vient vous réveiller pendant votre sommeil.
Lorsque la situation qui provoque cet éveil est anxiogène et se reproduit d’une manière répétitive, on aboutit au bout d’un certain temps à un endormissement difficile ou à un éveil qui se produit sans raison apparente.
En réalité, il est sous-tendu par des mécanismes subtils de conditionnement. Quand vous êtes confronté à une situation répétitive, votre cerveau « sait » que vous allez être réveillé, et il anticipe cet éveil. Ainsi quand vous vous couchez, le signal de sommeil a été remplacé par un signal d’éveil.
C’est une situation beaucoup plus courante qu’on ne le pense. C’est le cas des conjoints ou enfants qui s’occupent d’un parent très malade qui a besoin de soins au cours de la nuit. C’est le cas des mamans qui ont des enfants qui se réveillent toutes les nuits pendant de longs mois. C’est aussi le cas de certaines situations traumatiques.


Attention aux mauvaises habitudes !

Parfois c’est la personne elle-même qui désorganise son sommeil, par ignorance des mécanismes du sommeil ou par négligence.
Le sommeil obéit à des règles d’installation et d’organisation qui dépendent beaucoup du comportement de la personne. Ainsi en conditions normales, le besoin de sommeil n’est pas suffisamment important pour que le sommeil s’installe quelles que soient les circonstances.
Cette condition ne serait réalisée qu’au bout d’une privation complète de sommeil de près de 3 jours. Elle reste donc exceptionnelle. Beaucoup plus couramment on constate l’inverse : le corps donne des signaux de sommeil que la personne ignore car elle fait quelque chose qui stimule ses systèmes d’éveil.
C’est ce qu’il se passe lorsque vous sortez le soir tard, bien au-delà de votre heure de coucher, ou quand vous travaillez la nuit, ou encore lorsque vous devez faire face à un problème à régler en urgence. Si vous fonctionnez régulièrement à contretemps et que vous n’écoutez pas les signaux de sommeil que vous adresse votre organisme, vous risquez fort de rencontrer des difficultés d’endormissement.
D’autres personnes ne font pas attention à leur sommeil. Pour elles, dormir n’est pas une priorité, c’est une perte de temps. Il y a toujours mieux à faire que d’aller se coucher. Moyennant quoi leur rythme de vie est irrégulier, elles rentrent tard dans la soirée, font de nombreuses activités avant d’aller se coucher, passent des heures sur leur ordinateur… et s’étonnent de ne pas s’endormir sur le champ !
Il y a des règles à respecter pour dormir correctement. En particulier le coucher se prépare en privilégiant les activités de détente, calmes et agréables, pour favoriser la baisse progressive des systèmes d’éveil et la mise en route des systèmes de sommeil.


Un terrain particulier :

Lorsque l’on est d’un naturel anxieux, les pensées sont fréquentes au coucher.
Cette incapacité « à arrêter la machine », comme disent certains patients, relance les systèmes d’éveils. Parfois ce sont des pensées banales : liste des achats à prévoir, lettre à faire pour la maîtresse du petit dernier, réunion à préparer… Mais ce peut être une angoisse pathologique : peur de mourir au cours du sommeil, peur d’être agressé en dormant. Quelle qu’en soit la cause, l’anxiété ou l’angoisse est éveillante. Les mécanismes qui sous-tendent l’éveil et l’anxiété sont de même nature. Il est donc impossible de s’endormir quand on est angoissé. On comprend pourquoi ces situations conduisent souvent à une consommation excessive de médicaments. Seules de fortes doses d’anxiolytiques ou d’hypnotiques peuvent faire taire cette angoisse pour s’endormir enfin. Malheureusement cet effet est transitoire, c’est pourquoi d’autres thérapeutiques sont souvent nécessaires.
L’âge est à prendre en compte dans l’apparition d’une insomnie.
Naturellement le sommeil se fragilise avec l’âge. Il devient plus léger, plus fractionné, entrecoupé d’éveils qui peuvent atteindre physiologiquement une heure au cours de la nuit à partir de 50 ans. L’insomnie apparaît principalement entre 20 et 30 ans. C’est l’âge de l’entrée dans la vie, des choix professionnels, des concours à passer, de l’arrivée des premiers enfants. Toutes choses qui accroissent la responsabilité de l’individu et sont source de tensions ou d’anxiété. Après la cinquantaine, le nombre d’insomniaques augmente encore. C’est la période de la vie où la fréquence des maladies augmente. L’entrée dans la maladie est inquiétante en soi, mais elle est également source de douleurs ou de désagréments, et parfois d’un véritable handicap.
Les femmes sont toujours plus insomniaques que les hommes avec un rapport de deux femmes pour un homme. Ces différences apparaissent dès la puberté.
Une étude ayant trouvé que les plaintes devenaient identiques chez les personnes âgées, quel qu’en soit le sexe, il était tentant de penser que les hormones sexuelles étaient directement impliquées dans ces différences. Néanmoins, d’autres études continuent à trouver plus de femmes âgées insomniaques que d’hommes. Donc les hormones n’expliquent pas tout !

Conseil de lecture :

  • žLes plantes sauvages comestibles et toxiques de François Couplan
  • žPlantes sauvages comestibles : Les 200 espèces courantes les plus importantes. Les reconnaitre, les récolter, les utiliser de Steffen Guido Fleischhauer

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Emmanuelle MENDIL

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